dimanche, février 1, 2026

 8ème Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP 2026) à Lomé au Togo, le Président Directeur Général de la Société Africaine d’Ingénierie et d’Intermédiation financière, Constantin DABIRE, affirme que :  « La plateforme de cotation d’UMOA-Titres permet de bien baliser la dimension du marché secondaire qui existait déjà »

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En marge des 8ème Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP 2026) à Lomé au Togo, notre confrère, Gédéon VEGBA, Journaliste Economique, Béninois, a rencontré l’Expert-comptable diplômé capitalisant plus d’une vingtaine d’années d’expériences dans les domaines de l’Audit et de la finance.

Docteur Constantin DABIRE, Président Directeur Général de la Société Africaine d’Ingénierie et d’Intermédiation financière, est titulaire d’une thèse de Doctorat en Finance et a publié le Livre « Le partenariat public-privé comme alternative au financement des infrastructures publiques performantes : mythe ou réalité ?

Il s’est prêté aux questions de notre confrère et collaborateur Gédéon VEGBA pour civinewsguinee.info

Entretien à bâtons rompus !

 G.V : Quel intérêt, la nouvelle plateforme de cotation lancée par Umoa-Titres offre pour le public ?

Dr C.D : Je dirai d’abord que cette plateforme de cotation rentre dans le cadre des réformes initiées par Umoa-Titres en vue de pouvoir dynamiser le Marché des Titres Publics (MTP) et de mettre à la disposition des acteurs de ce marché des outils de digitalisation pour faciliter les transactions sur le marché primaire et le secondaire et surtout pour permettre à Umoa-Titres d’être un acteur incontournable dans le mécanisme de financement des Etats à travers sa plateforme, à travers les adjudications du Marché Monétaire au profit des Etats.

Quelles sont vos propositions pour approfondir le Marché des Titres Publics ?

Umoa-Titres a fait de grandes réformes qui favorisent l’attractivité du marché des Titres Publics (MTP). Tous les acteurs sont unanimes sur l’attractivité du MTP parce que rentable et liquide, proposant des instruments financiers à long terme permettant aux Etats de mobiliser assez facilement des ressources pour faire face à leurs besoins d’investissement. ». Umoa-Titres depuis sa création ne cesse de faire des efforts pour améliorer la plateforme dont elle dispose en vue d’attirer davantage d’acteurs sur le marché.

UT Marché, la nouvelle plateforme de cotation c’est la transparence et la sécurité. Comment comptez-vous faire en tant que SGI pour attirer davantage d’investisseurs ?

Je dirai que cette plateforme permet de bien baliser la dimension du marché secondaire qui existait déjà mais sur lequel intervenaient les acteurs en Be to Be. Aujourd’hui avec cette nouvelle plateforme, je pense que le marché secondaire est en train d’être réglementé et permettrait à tous acteurs qui voudraient acheter ou vendre des titres d’Umoa-Titres au lieu de le faire en Be to Be d’aller directement sur la plateforme pour pouvoir acheter ou vendre. En somme, c’est un marché qui en train de se professionnaliser et de renforcer sa crédibilité. Je pense par ailleurs que l’organisation de ce marché secondaire permettrait d’encadrer les prix.

 

En termes d’éducation financière, comment les SGI comptent s’y prendre pour amener les populations à saisir cette opportunité qu’offre Umoa-Titres ?

L’éducation financière est en effet très importante pour nos populations. D’ailleurs nous organisons déjà chaque mois une formation au profit des acteurs du marché sur une thématique bien donnée. Après le lancement de la plateforme de cotation d’Umoa-Titres, il nous revient en tant qu’acteur du Marché d’organiser plus tard des formations au profit de nos clients pour leur expliquer comment le marché secondaire fonctionne. Ce qui suscitera à coup sûr une certaine confiance. Il nous appartient en tant qu’intermédiaire d’aller vers ces acteurs pour leur proposer les produits d’Umoa-Titres et montrer l’importance d’Umoa-Titres pour les Etats.

Justement comment le Marché des Titres Publics peut être une alternative pour le financement des Etats ?

Le Marché des Titres Publics tel qu’il a déjà été organisé par la BCEAO est aujourd’hui un moyen pour les Etats de lever des ressources assez facilement pour faire face à leurs besoins en termes de financement. L’organisation de ce marché va donc accroître la liquidité, la flexibilité et offrir plus de mécanismes aux Etats de mobiliser assez facilement de ressources et financer leurs besoins d’investissement. Je crois que c’est l’occasion de féliciter la BCEAO et Umoa-Titres qui ne cessent de réfléchir pour moderniser le MTP qui aujourd’hui est un marché très attractif, très dynamique, et de référence au niveau de l’UEMOA. Un marché qui sera encore plus profond, plus liquide, plus dynamique les prochains mois.

Sur quels leviers peut-on s’appuyer pour innover davantage sur le MTP ? 

La création de la plateforme électronique est déjà une très grande innovation en soi. En quelque sorte une révolution dans ce secteur, mais quand même, il y a encore de la marge en termes d’innovation parce que nous sommes quoi qu’on dise encore sur des marchés embryonnaires comparativement aux marchés des pays développés et mêmes asiatiques. On pourrait encore innover dans ce domaine en mettant en place un système de cotation qui va fonctionner plus ou moins 24h/24. Ce qui permettrait à tout acteur de passer un ordre de bourse. Toujours en termes d’innovation, on pourrait faire en sorte que tout ménage donne un ordre de bourse sur le primaire comme le secondaire, mais davantage sur le secondaire. Merci !

Entretien réalisé par Gédéon VEGBA, Journaliste Economique/BENIN pour civinewsguinee.info

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