Après l’intermède de la « Venise de l’Orient », la capitale fédérale américaine retient son souffle, à quelques jours d’un scrutin qui jouera le rôle de juge de paix pour le pouvoir en place à la Maison Blanche.


Le rideau est tombé vendredi 16 octobre 2026, à Bangkok. Les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI ont fermé leurs portes sur la capitale thaïlandaise. Si le grand rendez-vous de l’économie et de la finance mondiale s’est globalement bien déroulé, l’heure n’est plus aux discours.




Les promesses et engagements pris entre, les institutions de Bretton Woods, bailleurs de fonds et pays en développement sont désormais attendus sur le terrain. Emplois, dette et l’innovation IA, ont dominé les échanges avec en toile de fond, l’appel à agir pour changer des vies et entretenir l’espoir dans un monde en plein bouleversement, impacté par le conflit russo-ukrainien et la déflagration au Moyen-Orient.

Bangkok éteint ses lumières, Washington allume la campagne !
Le témoin passe ainsi de Bangkok à Washington, siège des deux institutions. Mais la capitale américaine, à l’image de toute l’Amérique, a la tête ailleurs : les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre sur l’ensemble du territoire américain, mobilisent déjà toutes les énergies.

Le vote a déjà commencé.
Dans plusieurs États, les électeurs peuvent voter par correspondance ou par anticipation. En Virginie, voisine de Washington, DC, le vote anticipé se poursuit tout au long du mois d’octobre. Dans le Maryland, il s’ouvrira le 22 octobre et s’achèvera le 29.
Cap sur les indécis.

Pour les candidats au Sénat comme à la Chambre des représentants, c’est l’heure de la course aux électeurs hésitants. Ce sont eux qui font et défont les élections au pays de l’oncle Sam. Feignant l’indifférence face à la campagne, ils savent que la victoire de l’un ou l’autre camp repose entre leurs mains. Les candidats de tous bords leur tendent donc la main.
Trump sur le front, les démocrates sur le pont.

Le président Donald Trump s’est lui-même engagé dans la bataille pour le camp républicain. Il a même organisé récemment, au Texas, une convention consacrée aux midterms. « C’est inédit », s’exclame James, un électeur américain.
Majorité à défendre, « vague bleue » à provoquer
L’enjeu est clair. Les républicains, majoritaires au Congrès et au Sénat, entendent conserver leur confortable avance. Les démocrates, eux, rêvent d’une grande « Blue wave ».

Qui l’emportera ? Réponse le soir du 3 novembre, quand les urnes livreront leur verdict sur le bilan du pouvoir en place. Wait and see.
Depuis Washington, DC. Saliou Coumbassa pour civinewsguinee.info

