Washington, lendemain de vague bleue : la capitale retient son souffle, les feuilles, elles, tombent sans attendre.

Nous vous proposons de feuiller ensemble, le « Carnet de route » de notre correspondant qui a eu un voyage éclair …partant de Union Station à l’aéroport de Dulles, au lendemain des élections de mi-mandat.

Washington, D.C. mercredi matin…la capitale fédérale, a la tête des lendemains de grande soirée : un peu pâle, très attentive. Les démocrates ont fait basculer les deux chambres du Congrès, mais les nouveaux élus n’entreront en fonction qu’en janvier 2027. D’ici là, la ville attend, et nous, nous partons à sa rencontre.

La légendaire ‘’Union Station’’, le départ.

Le périple commence à Union Station, la grande gare aux voûtes majestueuses. Au rond-point qui la précède, la statue de Christophe Colomb règne toujours, imperturbable. La sécurité veille, discrète mais présente. Sur Louisiana Avenue, une patrouille de la police de D.C. croise des agents du FBI dans les jardins qui entourent le Congrès.

Un détour au cœur du pouvoir

Puis c’est Constitution Avenue, le ministère du Travail, et la célèbre Pennsylvania Avenue qui file du Capitole jusqu’aux jardins de la Maison-Blanche. À droite, l’ambassade du Canada, dont le grand voisin du nord s’interroge encore sur les droits de douane imposés par Donald Trump. Sur le National Mall, les musées, celui des arts américains, celui des Afro-Américains, celui des Amérindiens, sont pris d’assaut par des visiteurs de toutes langues. Au pied du monument de George Washington, des touristes vont et viennent vers la Maison-Blanche, tandis que quelques soldats de la Garde nationale montent la garde, pick-up armé à leurs côtés. Le contraste est saisissant.

Sur l’autoroute 66, les noms qui changent

Direction la Virginie par l’autoroute 66. Avant de franchir le Potomac, un panneau retient l’œil : l’ancien Institut américain pour la paix porte désormais le nom du président. Un peu plus loin, le Kennedy Center affiche lui aussi un nouveau nom, celui de Donald J. Trump accolé à celui de John F. Kennedy. À deux pas, le Watergate, impassible, rappelle que l’histoire américaine n’a pas fini de se raconter.

De l’autre côté du fleuve potomac

En Virginie, tout ralentit. Les feuilles mortes jaunissent et tombent librement, l’automne s’installe. Les cafés et restaurants débordent de monde en quête d’un souper copieux et épicé. Sur toutes les lèvres, le même sujet : le rejet de la politique imprévisible du président Trump.

A Dulles, dernier arrêt

À l’aéroport international de Dulles, l’affluence est moindre que pendant les assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, mais les files s’allongent devant les comptoirs. Les avions atterrissent et décollent en ballet incessant. Dans le grand hall, les écrans diffusent en boucle les résultats des midterms. Tout le monde commente, mais une question domine : comment Donald Trump va-t-il collaborer avec des démocrates qui contrôlent désormais les deux chambres ?

La boucle du périple

À Washington, tout le monde retient son souffle, des ministères aux cafés, des musées aux salles d’embarquement. Seules les feuilles mortes de Virginie tombent sans demander la permission. Et peut-être est-ce là toute la leçon de ce carnet : en politique comme en automne, il y a un moment où l’on ne peut plus retenir ce qui doit tomber.

Depuis Washington, D.C. Saliou Coumbassa pour civinewsguinee.info

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