

Sans surprise à BAKOU ! Pour sacrer et consacrer un mandat marqué par des résultats tangibles, le Conseil des gouverneurs de la Banque islamique de développement (BID), qui représente les 57 pays membres de l’institution, a réélu à l’unanimité ce jeudi 18 juin 2026, le Dr Muhammad Al Jasser à la présidence de la banque pour un nouveau mandat de cinq ans. Une reconduction qui sonne comme un plébiscite pour l’artisan des réformes économiques de l’institution.


L’annonce a été faite lors de la séance plénière des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la BID, qui se tiennent actuellement dans la capitale azérie. Cette réélection témoigne de la confiance absolue du Conseil des gouverneurs dans le leadership du Dr Al Jasser, marqué par une transformation profonde de l’institution depuis sa prise de fonctions en 2021.

Un bilan comptable solide : les financements ont doublé
En cinq ans, le Dr Muhammad Al Jasser a imposé un rythme soutenu et dynamique à l’institution financière à travers un vaste programme de réformes structurelles. Une approche qui a permis de renforcer l’efficacité de la Banque tout en bétonnant sa solidité financière (la BID conserve sa précieuse notation AAA).
« Cette confiance renouvelée est à la fois un honneur et une responsabilité.

La Banque m’a apporté beaucoup ces 5 dernières années. Ma réélection est une bénédiction, et je m’engage à être à la hauteur des attentes », a réagi le Président réélu.

Capitaine dans la tempête : COVID, Ukraine et Moyen-Orient
Lors d’un entretien à bâton rompu avec les invités et participants, juste après sa reconduction, le Dr Al Jasser s’est confié sur les crises majeures qui ont jalonné son premier mandat : pandémie de COVID-19, conflit russo-ukrainien et tensions géopolitiques au Moyen-Orient.


« Grâce à l’appui de mes collaborateurs et aux conseils stratégiques des Gouverneurs, nous avons pu apporter des réponses rapides à la pandémie et aider nos pays à atténuer l’impact de la volatilité des prix et des crises de la chaîne logistique », a-t-il rappelé, fier d’avoir financé des programmes ayant radicalement amélioré le quotidien des populations dans les 57 pays membres.
Le président de la BID a également eu des mots très chaleureux pour l’Azerbaïdjan, « un pays attachant qui a complètement changé de visage grâce à des réformes audacieuses dans les infrastructures et la connectivité pour briser son enclavement. »
Les grands chantiers du second mandat (2026-2031)
Face aux turbulences économiques mondiales, le Dr Al Jasser refuse de céder au pessimisme et fixe le cap :

« Il faudra rallumer et entretenir la flamme de l’espoir. Mobiliser nos forces et mettre à contribution nos capacités pour atteindre nos objectifs. La boîte à outils du développement est complexe, mais elle est là, disponible pour tous. À nous de l’utiliser à bon escient. »
Le patron de la BID a notamment salué l’embellie géopolitique au Moyen-Orient avec l’annonce d’un accord de cessez-le-feu, assurant que la Banque se tient prête à répondre aux demandes d’appui des États pour la reconstruction de la région.



Pour ce nouveau quinquennat, l’action de la BID sera entièrement dictée par son tout nouveau Cadre stratégique décennal (2026-2035).
Les chantiers prioritaires pour la Guinée et les 56 autres pays membres sont clairs : booster la productivité locale, sécuriser les ressources en eau et l’alimentation, renforcer le capital humain, approfondir l’intégration régionale et libérer le potentiel du secteur privé pour une croissance durable et inclusive.

Depuis Bakou, Ibrahima Ahmed BARRY Expert Senior journaliste consultant Envoyé Spécial civinewsguinee.info

