samedi, juillet 11, 2026

Dynamique économique et Développement : le Premier Ministre, Bah Oury prône la rupture avec « l’économie de rente » et exige de la rigueur.

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​Un discours du cœur, un appel à l’action et au sursaut ! Le Premier Ministre, Amadou Oury Bah, a fermement exhorté, le mercredi, 1er juillet 2026, les cadres de l’administration publique à opérer une transformation radicale des pratiques de gestion de l’État. Intervenant lors de la cérémonie de présentation de la plate-forme Pédagogique  » Mon Espace CFPP » à l’initiative du Centre de formation en finances publiques, le chef du gouvernement a insisté sur l’urgence d’abandonner les vieux réflexes pour ancrer une véritable culture de performance.

​Alors que la Guinée amorce un virage historique avec les perspectives économiques du mégaprojet minier Simandou, le message de la primature est clair : les immenses revenus à venir ne doivent pas servir à nourrir une économie de rente, mais à bâtir une économie moderne et diversifiée. « Le projet minier Simandou a pu être réalisé. C’était une prouesse. À partir de ce moment-là, la question s’est posée : qu’est-ce qu’il faut faire de tout cela ? Est-ce qu’il faut aller dans le sens habituel, développer une économie de rente ?

Heureusement, la vision et la volonté du Président Mamadi Doumbouya, c’est de transformer ce pays et son économie dans tous les domaines possibles », a martelé Bah Oury.

Une refondation des mentalités avant tout

Pour le locataire du palais de la Colombe, la refondation prônée par les autorités de la transition dépasse largement le cadre des grands chantiers physiques. Elle doit avant tout s’opérer dans l’esprit des agents de l’État.

* ​Au-delà du béton : « La refondation, ce n’est pas simplement des murs, des routes ou des infrastructures. La refondation, c’est la mentalité, c’est l’esprit », rappelle-t-il.

* ​Le défi des procédures : Bah Oury exige que les projets financés par le budget national soient soumis au même niveau d’exigence et de contrôle rigoureux que ceux bénéficiant de financements extérieurs. Un enjeu de responsabilité morale face aux deniers de la population guinéenne.

L’exemple chinois : Discipline, rigueur et collectif

​Revenant sur son récent voyage en République Populaire de Chine, le Premier ministre a invité les cadres guinéens à s’inspirer du modèle de développement de Pékin, qui est passé du statut de pays pauvre en 1980 à celui de superpuissance mondiale aujourd’hui.

​Selon lui, la clé de ce succès réside dans quatre piliers : la rigueur, la discipline, la vision et le sens de l’effort. Un modèle transposable en Guinée, à condition de surmonter les faiblesses du facteur humain.

​« La principale difficulté, c’est le facteur humain. Nous n’avons pas suffisamment le sens du collectif. Pourtant, aujourd’hui, ce qui marche dans le monde, c’est le travail en réseau, l’intégration des compétences et l’esprit d’équipe. Il faut de la discipline, de la discipline, de la discipline… la rigueur, la rigueur, la rigueur. »

Une émulation par le mérite

​Afin de lier la parole à l’acte et de stimuler cette culture du résultat, le chef du gouvernement a annoncé une initiative concrète : les cinq meilleurs participants de la session en cours au Centre de formation en finances publiques bénéficieront d’un voyage d’études de deux semaines en Chine. L’objectif sera d’observer sur place les mécanismes de performance pour ensuite partager cette expérience avec leurs collègues à Conakry.

En clôturant son allocution, Amadou Oury Bah a lancé un vibrant appel à la responsabilité historique de la nouvelle génération de fonctionnaires : « Dans quelques années, lorsque nous aurons réussi ces réformes, vous pourrez dire : nous sommes la génération qui a construit la Guinée moderne, la Guinée émergente. Pensez-y, rêvez-y et réalisons-le ».

 Foulematou Samoura pour civinewsguinee.info

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